Etablissements spécialisés

1. ETABLISSEMENTS SPÉCIALISÉS EN FRANCE :

LES ETABLISSEMENTS « CLASSIQUES » :

Nous distinguons ces établissements des établissements expérimentaux créés par le Plan Autisme (voir plus bas).

Il existe, pour les enfants, deux grands types de services spécialisés :

- les établissements de type IME, qui accueillent l’enfant dans un lieu donné, et y proposent différents suivis thérapeutiques, éducatifs.

- les établissements de type SESSAD, qui proposent une équipe d’intervention auprès des lieux de vie habituels de l’enfant. En milieu scolaire, les SESSAD sont présents à travers le pilotages de CLIS ou d’ULIS.

Pour bien comprendre ce à quoi correspondent ces établissements, et leur positionnement dans l’ensemble des choix possibles, avec pas mal d’exemples à la clé, le site Scolarité Partenariat apporte des informations précieuses.

Mais derrière ces appellations se cachent des réalités extrêmement différentes.

Ces établissements peuvent en fait être gérés par plusieurs types d’organismes :

-  Des inter-secteurs de pédopsychiatrie, avec les limites, déjà exprimées dans ce site et par la majorité des associations autisme, sur les méthodes utilisées par beaucoup de professionnels de la sphère pédopsychiatrique. Une grande prudence est nécessaire avant d’envisager un établissement de ce type.

-  Des associations locales de parents, dont il faudra vérifier la qualité de la gestion,

- Des associations nationales de gestion, qui ont professionnalisé la gestion et le développement d’établissements médico-sociaux mais parfois rendu plus anonyme / impersonnel leur fonctionnement.

Il est donc important, lors de vos choix, de bien comprendre qui gère l’établissement que vous envisagez pour votre enfant et les objectifs de l’organisme.

IMPORTANT : Il n’existe pas de label de qualité ou d’accréditation national officiel qui puisse servir de guide aux parents. Autisme France a établi des grilles d’évaluation pour les établissements, qui sont intéressantes à consulter pour poser ensuite les bonnes questions.

L’ANESM a aussi établi un guide de bonnes pratiques professionnelles : reco_autisme_anesm

Dans tous les cas de figure, prenez tous les renseignements nécessaires avant d’envisager une orientation. Dès que possible, rencontrez les équipes, visitez les lieux, demandez à avoir copie des documents d’accueil (livret d’accueil, contrat de séjour,…). Un établissement ouvert sur le monde extérieur, qui communique bien avec les parents, et dont les familles accueillies sont globalement satisfaites est un gage de sérieux. Prenez aussi des renseignements auprès des parents d’enfants accueillis, que vous pourrez contacter via les associations locales.

Notre association, bien que nationale, entend rester une association de parents, en leur confiant notamment un rôle local important dans le suivi de la vie des établissements.

Les démarches d’orientation vers tous ces établissements passent, une fois vos repérages effectués, par la Commission d’Orientation de la MDPH de votre département, y compris si l’établissement est situé en dehors de ce département, et non sectorisé. Des formulaires pour définir les attentes des parents en fonction de la situation de l’enfant sont disponibles dans les MDPH.

Les décisions d’orientation des MDPH sont toutes susceptibles de recours.

Les décisions des MDPH ne s’imposent pas aux établissements qui restent maîtres des critères d’admission des enfants qu’ils accueillent.

Les décisions des MDPH ne signifient pas qu’une place effective sera accordée à la famille. Elles permettent de placer l’enfant en attente de place, la famille étant contactée par l’établissement si une place était libérée.

LES ETABLISSEMENTS A CARACTERE EXPERIMENTAL DU PLAN AUTISME 2008/2011 :

De type SESSAD (comme celui des Premières Classes dans le 92), ou IME comme nos établissements, ces structures sont pour une durée de 5 ans soumises à évaluation particulière. Elles se distinguent des établissements classiques par la mise en oeuvre des approches comportementales recommandées par les consensus de bonnes pratiques au niveau international. Il n’existe pas de liste officielle de ces établissements. En voici la liste en Ile de France établie par l’ARS Ile de France.

2. ETABLISSEMENTS EN BELGIQUE :

L’orientation en Belgique de milliers d’enfants atteints d’autisme fait partie de la triste exception française en matière d’autisme. Cela dit, concrètement, elle offre des solutions de suivi éducatif  là où la majorité des régions françaises ne propose presque rien, ou des places en nombre insuffisant.

Mais comme pour les établissements français, il n’y a pas de label de référence et il appartient aux  parents de mener leur propre enquête, auprès de parents ou associations, et en allant visiter bien sûr les établissements possibles. La Belgique n’est pas forcément synonyme de qualité.

Le SUSA de Mons est un Service de référence en Europe en matière d’autisme et peut fournir des informations sur les établissements en Belgique.

La Belgique offre des établissement de jour + internat, mais il est possible aussi d’avoir d’un côté une scolarisation spécialisée de jour en classe TEACCH par exemple, et d’un autre un internat pour les nuits.

Le coût de cette orientation est le plus souvent nul pour les familles, car financé par l’Etat Français. Seul le transport depuis la France, financé en partie par les MDPH, pose parfois certaines difficultés.