Orientation

Dès la petite enfance, et l’entrée en âge scolaire se pose la question de l’orientation de l’enfant avec handicap. C’est le terme administratif pour désigner le lieu et les modalités d’accompagnement que vous choisirez en fonction de la situation de l’enfant…et des possibilités d’accueil dans votre département.

C’est une question du ressort de la MDPH de votre département dès lors que le diagnostic de votre enfant est posé. En règle générale, en parallèle des démarches pour l’obtention d’allocations s’effectuent les démarches pour l’orientation. Nous n’allons pas détailler ici tout le droit relatif à l’orientation. Des sites le font bien mieux que nous comme Scolarité Partenariat.

Nous rappelons ici quelques grands principes :

- Ce sont les parents qui, sur la base du diagnostic, et des conseils de l’équipe de professionnels qu’ils ont choisie (médecin référent, psychologue clinicien, orthophoniste,…), vont décider du type d’orientation qu’ils souhaitent donner à leur enfant. Et ce sont eux qui vont effectuer la démarche initiale de contacter la MDPH. C’est une démarche pour laquelle ils pourront se faire aider, et notamment par les conseillères des antennes locales de la MDPH.

- L’Hôpital de Jour n’est pas une orientation. C’est une unité de soins qui joue le même rôle que l’équipe de professionnels que les parents choisissent librement. Il n’y a aucune obligation à être suivi par une structure pédopsychiatrique publique, qu’il s’agisse d’un CMP, CATTP, CAMSP, ou hôpital de jour. Si l’enfant est suivi dans ce type de structure, la question doit être discutée avec la MDPH d’une orientation scolaire et éducative complémentaire à ces services.

- L’obligation de soins, dans le cas du handicap qu’est l’autisme, n’a pas de raison de s’appliquer. Les parents n’ont donc pas obligation de confier leur enfant à un établissement public de soins.

- Sur la base du dossier de demande d’orientation vers une école ordinaire avec AVS, un IME, un SESSAD,…ou même un établissement en Belgique, la MDPH en commission valide différentes propositions à la famille. Celle-ci n’est pas contrainte de les accepter. De plus, ces propositions ne sont pas synonymes de places disponibles. Ces propositions indiquent des établissements cibles auprès desquels la famille pourra faire les demandes d’admission. C’est à l’établissement, en fonction des places disponibles et de son projet, que reviendra la décision finale d’accueillir ou non l’enfant. En cas d’orientation scolaire avec AVS, la notification précise un temps hebdomadaire de scolarisation avec AVS. Là aussi, cela ne garantit pas la présence de l’AVS à l’école. Les parents devront se rapprocher alors des services locaux de l’Education Nationale (Enseignant Référent de Circonscription pour la scolarisation handicap). Leurs coordonnées sont disponibles dans les écoles et sur le site de l’académie du département.

Tout ceci explique que, sans place en établissement spécialisé ou sans AVS à l’école, des milliers d’enfants autistes restent au domicile des parents en attendant une solution concrète. Dans ces cas là, certaines associations proposent des interventions éducatives ou scolaires à la maison. Pour les plus grands, l’école « par correspondance » est aussi parfois utilisée.

- Les parents peuvent décider de ne pas demander d’orientation officielle, et tenter, en cas d’autisme léger ou de Syndrome d’Asperger, une scolarisation classique. S’ils souhaitent ensuite bénéficier d’appuis individuels à l’enfant dans le temps scolaire, les démarches avec les référents de Scolarité Handicap et la MDPH devront être effectuées.

- Les parents sont les décideurs en dernier recours de l’orientation de leur enfant. Les décisions d’orientation de la MDPH sont susceptibles de recours.

- Il n’existe pas, contrairement à ce que certains pourraient penser, de modèle idéal d’orientation. Le choix est forcément lié au profil d’autisme, aux handicaps ou troubles associés de l’enfant, à la situation familiale, professionnelle et sociale de la famille…et bien sûr aux possibilités d’accueil offertes localement. L’orientation idéale est celle où l’enfant et sa famille trouvent un équilibre de vie et un épanouissement pour l’enfant, grâce à un accompagnement éducatif qui l ‘aide à progresser.

Comme expliqué dans nos pages de présentation des différents types de traitement éducatif, le cadre ordinaire (école, centre de loisirs,…) a toutefois, s’il est réalisé dans de bonnes conditions pour l’enfant, des avantages indéniables pour les apprentissages de socialisation, imitation, autonomie,…

Nos établissements visent ainsi à proposer un « double modèle » en accueillant d’abord l’enfant en milieu spécialisé pour lui permettre d’acquérir certaines bases sociales, puis en organisant dès que prossible sa scolarisation en milieu ordinaire avec l’accompagnement d’un personnel qualifié de nos établissements.

LES 4 GRANDES ORIENTATIONS POSSIBLES :

Concrètement, 4 choix s’offrent aux parents.

- la scolarisation en milieu ordinaire ,

- l’orientation vers un établissement dit « spécialisé » en France,

- l’orientation vers un établissement spécialisé en Belgique,

- le maintien à domicile sans scolarisation.

Nous détaillons les forces et faiblesses de chaque solution dans les pages de ce menu. Notez aussi que certaines orientations se situent à mi-chemin entre 2 modes : Les CLIS et ULIS, par exemple, proposent une orientation « mixte » dans une classe spécialisée qui se trouve dans un établissement scolaire ordinaire.